ETHEREUM HARD FORK : CONSTANTINOPLE !

Blockchainologue a rédigé cet article, suite à la demande de ses lecteurs, de plus en plus nombreux, qui ont souhaité une note synthétique et claire, sur le Hard fork baptisé « CONSTANTINOPLE » de la Blockchain Ethereum (ETH).

Le Hard fork de la Blockchain Ethereum interviendra entre le 14 et le 18 janvier prochain, lors du passage au bloc 7 080 000.

Il n’entrainera pas la création d’une nouvelle monnaie telle que « ETC » (Ethereum Classic)  qui coexiste aujourd’hui avec « ETH » (Ethereum), à la suite d’une scission dans l’équipe initiale de la Bockchain Ethereum.

Ce Hard fork permettra à la Blockchain Ethereum de passer de la méthode de validation des blocs via la « Proof-of-Work » (PoW), en français, la « preuve de travail » ; à celle de la « Proof-of-Stake » (PoS), en français, la « preuve d’enjeu ou de participation ».

Pour être précis, la méthode « Proof-of-Stake » permet la validation des transactions et des blocs, en fonction du nombre de pièces détenues, tandis que la méthode « Proof-of-Work » oblige le « mineur » à résoudre une problématique mathématique complexe nécessitant une grande force de calcul.

D’aucuns pensent que cette méthode est plus sécuritaire, compte tenu de la complexité à résoudre le problème mathématique ; toutefois, celle-ci est très couteuse du fait qu’elle nécessite une puissance de calcul importante et donc la mise en place de matériels onéreux (ex : ferme de minage) et énergivores.

Par exemple, le Bitcoin utilise le système PoW, d’où la polémique selon laquelle le Bitcoin consommerait trop d’énergie et ne serait pas une monnaie numérique écologique.

Les partisans de la méthode PoW reprochent à la méthode PoS, d’être faillible si une division de chaine devait arriver, puisque les personnes en charge de la validation des blocs pourraient jouer sur les deux tableaux, à savoir, sur la chaine principale et la chaine illégitime. Or, une telle hypothèse serait très rare avec la méthode PoW, puisque se lancer dans la résolution d’un calcul complexe est très couteux, ce qui dissuadera le « mineur » de prendre le risque de résoudre une problématique qui n’émane pas de la chaine principale.

Mais l’équipe d’Ethereum a, semble-t-il, pallié au problème de sécurité de la méthode (PoS) dans l’hypothèse d’une éventuelle division de chaine, en créant le protocole « Casper » destiné à sanctionner, notamment, les participants à la validation des blocs qui seraient malveillants.

Toutefois, seul l’avenir nous dira si le protocole « Casper » est ou non infaillible.

En toutes hypothèses, un tel changement aura pour conséquence de rendre la Blockchain d’Ethereum nettement plus rapide et moins couteuse.

Toutefois, ce caractère moins couteux interviendra au détriment des « mineurs » de la Blockchain d’Ethereum qui verront leurs récompenses réduites, lors de la validation des blocs.

A noter que ce Hard fork nommé Constantinople est la deuxième phase de l’étape Métroplis qui est elle-même l’avant dernière étape du projet d’évolution de la Blockchain d’Ethereum tel qu’il a été présenté par l’équipe de Vitalik Buterin.

Pour conclure, il convient de dire que la phase « Constantinople » a, en réalité, pour vocation d’améliorer substantiellement, le réseau, l’infrastructure et les protocoles de la Blockchain d’Ethereum, il s’agit donc d’une étape cruciale, afin de mettre à jour ladite Blockchain et de la rendre plus compétitive dans l’élaboration, notamment des « smarts contracts », afin d’éviter qu’un concurrent tel que NEO ne lui rafle la part du Lion !